Le logo Liebherr, austère et massif, symbolise l’inviolabilité, une approche fondamentale et la confiance dans la qualité du travail de l’entreprise. L’emblème vise à évoquer la fiabilité et la durabilité des équipements de la société.
Hans Liebherr est né le 1er avril 1915 à Kirchdorf an der Iller, dans le sud de l’Allemagne. Formé au métier de constructeur, il a travaillé dans le bâtiment avant de servir dans une unité du génie sur le front de l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1945, il est revenu dans un pays en ruines, où le secteur de la construction manquait d’équipements modernes.
En 1949, travaillant dans un hangar en bois, il a mis au point une grue à tour mobile pouvant être transportée par camion et assemblée en quelques heures sans fondations. Le brevet a été accordé le 19 août 1949 et Hans Liebherr Maschinenfabrik a été enregistrée. La TK 10 a fait ses débuts au salon de la construction de Francfort et a rapidement reçu des commandes de petits entrepreneurs.
Au début des années 1950, Liebherr a lancé sa propre production d’engrenages afin d’éviter les pénuries d’approvisionnement. En 1954, l’entreprise a présenté son premier réfrigérateur, faisant ainsi son entrée sur un marché de l’électroménager en pleine croissance. En 1956, elle a étendu ses activités aux bétonnières et aux équipements de transport.
En 1958, la première usine à l’étranger a ouvert ses portes à Killarney, en Irlande. Le manque d’infrastructures a conduit à la construction d’hôtels, créant ainsi une activité parallèle. En 1960, Liebherr-Aero-Technik a été fondée à Lindenberg pour produire des composants aéronautiques. Parallèlement, Potain et Manitowoc se sont développés sur le marché des grues.
En 1969, une usine de grues mobiles a ouvert à Ehingen. Liebherr-America a été créée à Newport News en 1970. En 1977, la grue tout-terrain LTM 1025 a été lancée. Une importante commande américaine destinée à New York a entraîné des pertes, et la production de grues sur place a été interrompue en 1979.
En 1983, Liebherr-International AG a été créée à Bulle. Hans Liebherr est décédé en 1993 et la direction a été transmise à ses enfants. En 2007, la LTM 11200–9.1, dotée d’une flèche de 100 m et d’une capacité de 1 200 tonnes, a été reconnue comme la grue mobile la plus puissante de son époque.
Signification et histoire
Le logo du fabricant allemand d’équipements n’a pas immédiatement acquis une grande notoriété. L’entreprise a d’abord dû travailler dur pour améliorer la qualité de ses produits, car ce signe lourd, imposant et massif leur est associé. Depuis 1949, la marque allemande n’a eu qu’un seul emblème, décliné en deux versions. Celles-ci sont apparues successivement à la suite d’une refonte. Ce symbole, tout comme les engins qu’il orne, est connu des consommateurs dans de nombreux pays du monde.
Qu’est-ce que Liebherr
Liebherr est un conglomérat regroupant des fabricants de véhicules lourds et d’appareils électroménagers. Il a été fondé en Allemagne en 1949, mais son siège social se trouve en Suisse. À l’origine, l’entreprise ne produisait que des grues à tour, puis elle a commencé à fabriquer des pièces aéronautiques, des réfrigérateurs, des congélateurs, des équipements de transformation alimentaire, des camions, des appareils de forage, des excavatrices et bien plus encore.
Ancien logo
Le groupe Liebherr a fait son entrée sur le marché en 1949. La même année, il a présenté son premier logo : le lettrage Liebherr, simple et accessible. Le mot est composé dans une police austère rappelant vaguement Bottle Kaps (d’Alex Kaczun) ou la police similaire Koloss SB (créée par Jakob Erbar).
Les lettres sans empattement sont grasses et larges. De ce fait, le nom du fabricant semble « lourd ». Les designers ont cherché à créer cette impression afin de mettre l’accent sur les produits de l’entreprise, leur durabilité et leur fiabilité.
Nouveau logo
Le premier emblème était monochrome : le lettrage noir apparaissait sur un fond entièrement blanc. Plus tard, les concepteurs ont corrigé cette lacune en proposant de nombreuses versions dotées de nouvelles palettes. Par exemple, ils ont repeint le mot en bleu en utilisant plusieurs nuances à la fois. Le dégradé fluide permettait de créer une impression de volume. Il existait également des variantes présentant un « Liebherr » noir à l’intérieur d’un rectangle jaune vif.
Quant à l’évolution de la police de caractères, elle est passée inaperçue. À l’origine, l’espacement entre les lettres était moyen. Les typographes ont ensuite rapproché les lettres, rendant l’inscription assez compacte. Mais les expérimentateurs ne se sont pas arrêtés là : ils ont réduit les espaces entre les caractères au point de compliquer la perception visuelle du logo.
Néanmoins, cela peut être considéré comme une caractéristique distinctive du groupe Liebherr. Grâce à cet effet, l’emblème est très reconnaissable. Certains pensent même qu’il symbolise la grande qualité des équipements de la marque.
Police et couleurs
La fiabilité, la stabilité, la robustesse et la fonctionnalité sont les principes fondamentaux que la direction de Liebherr a voulu refléter dans son logo. L’entreprise a choisi un logotype pour exprimer ce concept. Bien qu’il ne comporte aucun élément graphique, le texte en tient lieu, de sorte que chaque lettre est perçue comme un élément dessiné distinct, évoquant surtout une forme géométrique.
Les caractères sont si larges que leurs côtés ressemblent davantage à des rectangles verticaux qu’aux jambages de lettres. Malgré leur robustesse, les espaces intérieurs restent visibles, car les designers ont choisi un fond contrasté. Cela est particulièrement manifeste dans la version actuelle, où les caractères sont arrondis et fluides.
Une police de caractères unique, sans équivalent, est utilisée dans l’emblème, bien qu’elle ressemble extérieurement à deux types de polices. Elle rappelle Bottle Kaps par la largeur de ses côtés et Koloss SB par son style. La première se caractérise par sa largeur et sa robustesse ; la seconde, par sa rigueur et sa régularité. Ces deux concepts se retrouvent dans le logo.
La palette des lettres reste toujours sombre. Le noir est principalement utilisé sur un fond blanc. Le bleu avec une transition en dégradé est rare et dépend surtout de la teinte des éléments voisins.





