Dès que le drapeau de la marque est agité, les voitures de la marque s’élancent sur les circuits, affirme l’emblème. Le logo Alpine indique l’équipement technique qui permet de développer une vitesse de « vol » et d’obtenir de bons résultats en compétition.
Jean Rédélé est né à Dieppe le 17 mai 1922, dans une famille étroitement liée à Renault. Après des études à HEC à Paris, il devient à 24 ans le plus jeune concessionnaire officiel Renault de France. Rédélé considérait la course comme un banc d’essai pour les voitures. En 1950, il remporte le premier Rallye de Dieppe au volant d’une Renault 4CV, devant des Peugeot 203 et Salmson plus puissantes. Il retravaille ensuite la 4CV avec une boîte de vitesses à cinq rapports et des carrosseries légères. En 1954, il remporte sa catégorie aux Mille Miglia. Il s’impose au Critérium des Alpes, qui donnera plus tard son nom à Alpine.
La Société des Automobiles Alpine est enregistrée le 25 juin 1955, avec des bureaux à Paris et à Dieppe. Son premier modèle de série, l’A106, utilise des éléments mécaniques de Renault 4CV sous une carrosserie en fibre de verre. En 1962, Alpine présente l’A110, une voiture de rallye à moteur arrière pesant environ 600 kg. Elle devient le modèle emblématique de la marque. En 1971, Alpine occupe les trois premières places au Rallye Monte-Carlo. En 1973, l’A110 remporte la première saison du Championnat du monde des rallyes.
Cette même année, la crise pétrolière nuit aux ventes de voitures de sport, et Renault acquiert une participation de 70 % dans Alpine. En 1976, le département compétition d’Alpine fusionne avec Renault Sport. Les modèles routiers se poursuivent avec l’A310, la GTA et l’A610. Le 7 avril 1995, la dernière A610 quitte Dieppe, et Renault ferme la marque Alpine après la production de plus de 30 000 voitures de route. Alpine revient en 2017 avec une nouvelle A110. En 2021, Renault fusionne Renault Sport Cars et Renault Sport Racing sous la bannière Alpine, ramenant le nom en Formule 1.
Signification et histoire
Au volant de la voiture de sport Renault 4CV qui constitue la base de la gamme de produits de la marque, le pilote Jean Rédélé a remporté plusieurs courses importantes. Parmi elles figurent la Coupe des Alpes et les Mille Miglia. À mesure qu’il gagnait en expérience au volant, il en a conçu de nombreuses versions. Par exemple, le constructeur a produit un modèle doté d’une boîte de vitesses à cinq rapports au lieu de trois, ainsi que d’une carrosserie légère en fibre de verre. Au début des années 1950, l’auteur les a engagées avec succès aux courses de Sebring et du Mans.
Ainsi, inspiré par ses victoires, Rédélé a ouvert son site de production de voitures de sport et de course, nommant la marque d’après sa victoire à la Coupe des Alpes. Cependant, ce nom a causé de sérieux problèmes au fondateur, car il ignorait que le coupé sport Sunbeam Alpine, basé sur la Sunbeam Talbot, avait été présenté au Royaume-Uni en 1953. Mais cette confusion entre les noms de marques n’a pas troublé le Français, et il a utilisé le nom de son entreprise pour développer le logo original. Et l’entreprise en a eu trois.
Qu’est-ce qu’Alpine
Alpine est le nom abrégé de la société Société des Automobiles Alpine SAS. C’est un constructeur français de voitures de sport qui produit des véhicules adaptés aussi bien à la course qu’à un usage quotidien. Il a été fondé en 1955 et a lancé plusieurs modèles légers et agiles avant de quitter le marché en 1995. En 2017, le Groupe Renault a relancé la marque emblématique, lui permettant de continuer à créer des voitures de haute technologie au design sophistiqué.
1954 – 1976
Le tout premier emblème a donné le ton à la créativité, que les créateurs ont su refléter avec succès. Malgré la confusion avec la marque automobile anglaise, la marque française n’a pas renommé la voiture de sport ; elle l’a plutôt marquée d’un insigne personnel, prédéterminant ainsi le style correspondant de toute la production ultérieure. Le logo inaugural présente un « A » stylisé dans un design unique. Cela est souligné par les notes métalliques reflétées dans les reflets du cadre, une palette noble et des lignes nettes.
L’élément central est la lettre majuscule tirée du nom de l’entreprise. Elle est écrite en oblique et complétée par une barre transversale originale, sous la forme d’une longue bande avec une pointe en crochet à l’extrémité. La jambe gauche du « A » se trouve à l’avant et consiste en une ligne diagonale d’épaisseur moyenne. Cela donne à la lettre une inclinaison. Le symbole textuel est affiché sur un fond blanc. Dans la seconde moitié (en bas), peinte en bleu doux, le nom complet de la marque est présenté. De légères ombres grises apparaissent sur le côté droit, tout comme sur la bordure. Elles ajoutent une nuance métallique à l’emblème de la marque automobile.
1976 – 2017
En 1976, le constructeur de véhicules a décidé de s’éloigner de la 3D et des peintures métalliques dans le logo ; il a donc approuvé la version 2D, en y ajoutant quelques détails. Au centre, trois bandes chromées s’étendaient horizontalement. Sur celles-ci figure la grande lettre « A » dans la forme présentée précédemment. La partie blanche du logo a gagné en surface, tandis que la partie bleue, en conséquence, a diminué ; il n’en restait qu’un quart.
De plus, les designers ont transformé le cercle en ovale et remplacé le cadre métallisé par une large bande gris clair sur laquelle le nom complet du constructeur automobile était placé. Ils ont également supprimé le liseré du symbole central. En outre, les développeurs ont ajouté deux petits drapeaux français sur les côtés et ont aussi remplacé la police fine par une police sans empattement en gras.
2017 – Aujourd’hui
Le logo actuel ne comporte pas d’éléments inutiles, car les auteurs se sont concentrés sur le minimalisme. Ils en ont retiré tous les détails insignifiants et n’ont laissé que le « A » travaillé. La forme de la lettre est la même que celle présentée dans la première variante. Elle est devenue un symbole d’identité individuelle. Les designers ont essayé de préserver la palette de l’entreprise.
Police et couleurs
L’identité d’Alpine illustre le passage du complexe au simple. Alors que les versions antérieures comportaient de nombreux petits détails, les versions ultérieures (actuelles) en sont totalement dépourvues. Le « A » majuscule reste dominant dans son design individuel : avec une jambe droite diagonale et une barre transversale en forme de long crochet.
Le logo inaugural utilise une police aussi proche que possible de Howie’s Funhouse Regular de KozacDesign. Il s’agit d’une police sans empattement élégante aux extrémités arrondies. Dans la version moderne, il n’y a pas d’inscription. Cependant, la palette de couleurs reste cohérente, avec du bleu présent dans tous les emblèmes. Un autre logo reprend la palette du drapeau national français : rouge, bleu et blanc.






