Le logo Izod signale le segment de prix moyen des offres de la marque de mode, car il est dépourvu d’éléments décoratifs ou d’autres fioritures graphiques. Tout y est simple et clair : deux grandes lettres superposées, l’une au-dessus de l’autre, formant un seul « design ». On ne peut même pas parler de monogramme, car les glyphes sont géométriquement nets, lisses et réguliers.
Izod a débuté dans le West End de Londres en 1922, lorsque le tailleur Arthur James « Jack » Izod a ouvert A.J. Izod sur Regent Street. La boutique vendait des chemises pour hommes, des cravates, des tricots et des vêtements de sport. En 1930, Edward, prince de Galles, commanda des chemises à Izod pour la cour royale, conférant très tôt au nom un prestige dans la mode masculine britannique.
En 1937-1938, l’homme d’affaires américain Vincent Draddy, de David Crystal, Inc., acheta la marque Izod et l’introduisit aux États-Unis. Le tournant décisif survint au début des années 1950, lorsque David Crystal s’associa à Lacoste, la marque française fondée par le champion de tennis René Lacoste et André Gillier. Draddy obtint les droits américains de produire et de vendre les chemises Lacoste sous le nom Izod Lacoste.
Le polo à 8 dollars était cher pour l’époque, aussi Draddy le promut-il par l’intermédiaire de personnalités publiques, offrant des chemises à Dwight D. Eisenhower, Bing Crosby et John F. Kennedy. Dans les années 1960 et 1970, le polo au crocodile était devenu un élément du style preppy américain, associé aux courts de tennis, aux yacht clubs et aux country clubs. À son apogée, la marque aurait vendu plus de 16 millions de polos par an. Dans le même temps, Le Tigre apparut comme un rival moins cher, avec un logo de tigre.
À la fin des années 1980, une distribution massive et les contrefaçons affaiblirent l’exclusivité de la marque. En 1993, le propriétaire de Lacoste, Sportloisirs S.A., racheta les droits américains, mettant fin au partenariat Izod Lacoste. En 1995, PVH Corp., propriétaire de Van Heusen, acquit Izod par l’intermédiaire de Crystal Brands pour 114,7 millions de dollars. PVH élargit la gamme aux vêtements pour femmes, au golf, aux chaussures et aux accessoires. Le 23 juin 2021, PVH accepta de vendre Izod, ainsi que Heritage Brands, à Authentic Brands Group pour 220 millions de dollars, la transaction étant finalisée le 2 août.
Signification et histoire
Les racines de cette marque de mode remontent au début du siècle dernier, lorsqu’un tailleur talentueux, Artur James Izod, apparut dans la capitale de la Grande-Bretagne. Il concevait, cousait et vendait les produits dans son atelier de fabrication, AJ Izod, dans le West End. Il essaya d’en faire un véritable magasin de prêt-à-porter. Cet événement date de 1922. L’assortiment comprenait des cravates, des tricots, des chemises classiques et des vêtements de sport.
En 1930, le prince Edward entra dans la boutique du maître tailleur. Il fut impressionné par la qualité des produits, la coupe à la mode et le design sophistiqué, si bien qu’il commanda bientôt un lot de chemises pour les représentants de la famille royale. La demande pour les produits d’Artur James Izod augmenta, et leur popularité grandit. La renommée du maître dépassa les frontières de la Grande-Bretagne et atteignit les États-Unis ; ainsi, en 1937, un homme d’affaires mandaté par David Kristal visita la manufacture. Sa mission était de proposer au tailleur une rémunération correcte pour les droits de la marque Izod.
Le résultat de cette rencontre fut le transfert de la marque aux États-Unis, le fondateur étant âgé et ayant l’intention de prendre sa retraite. L’usine londonienne de vêtements fut donc déplacée outre-Atlantique et introduite aux États-Unis en 1938 sous le même nom. Cette décision permit de préserver la notoriété déjà acquise, car Artur J. Izod avait créé le nœud de cravate Windsor pour l’empereur George V. Par conséquent, la marque ne changea pas son logo initial pendant longtemps, l’utilisant jusqu’au début des années 2000.
Qu’est-ce qu’Izod
Izod est une marque de mode originaire des États-Unis. Elle propose des vêtements de sport, des pulls, des polos, des vestes, des chaussures, des cardigans et des accessoires. Ses produits se caractérisent par un style jeune, des imprimés originaux et des couleurs vives. Le fondateur de la marque est le Britannique Artur James Izod, qui a ouvert le fabricant en 1922. Elle a ensuite été vendue à l’entreprise américaine Authentic Brands Group. Depuis 1938, la marque est considérée comme américaine. Son siège social se trouve à New York.
1938 – 2004
Sur l’emblème principal, il n’y a rien d’autre que le nom du fondateur de l’entreprise de vêtements. Le signe d’identité visuelle est massif et strict, dans une palette monochrome. Toutes les lettres sont en majuscules. Elles se composent d’une combinaison harmonieuse de traits larges et fins qui forment des empattements. Dans « D » et « I », les empattements sont longs, en forme d’aiguille ; dans « Z », au contraire, ils sont épais, avec des extrémités émoussées. La partie centrale du « O » est un ovale vertical. L’espace entre les caractères est dégagé, de sorte que le mot « Izod » est visible à la fois sur l’étiquette et sur le logo.
2004 – Aujourd’hui
La version moderne du logo est complexe. Elle transmet non seulement le nom, mais aussi le concept. L’élément clé est un monogramme géométrique. Bien qu’il soit dépourvu des volutes caractéristiques, les glyphes restent entrelacés. « I » et « Z » ont été pris comme base. Ils sont reliés de telle manière que le corps de la première lettre passe derrière la bande diagonale de la seconde. Pour montrer leur ordre (tel qu’ils apparaissent dans le titre), les designers ont rendu le « I » beaucoup plus haut que le « Z », lequel est composé de trois segments.
Chaque symbole est entouré d’une fine bordure blanche et d’une large ombre grise, ce qui donne l’impression que le monogramme flotte. En dessous se trouve le nom complet de l’entreprise. Il est décoré dans le même style que le monogramme : des lettres rouges avec un contour blanc et des ombres. Sous celles-ci figure la phrase « America’s Premium Leisure Wear », peinte en noir et soulignée d’un trait fin.
Police et couleurs
La différence entre le logo initial et le logo actuel est importante. Si le premier ne contient qu’une désignation textuelle, le second possède un signe graphique, souvent utilisé séparément comme icône ou étiquette. Mais ils ont le même style : strict, professionnel, pratique.
Dans le tout premier logo de la marque de mode, l’inscription est en caractères gras à empattements, similaires à des polices telles que Speakeasy Modern et LTC Bodoni Bold Extended. Dans la deuxième version, le texte est composé dans une police proche de Coltan Ages Extra Bold. Dans les deux cas, les glyphes sont larges et imposants. La palette de couleurs n’a pas de dénominateur commun : le nom dans l’emblème peut être réalisé en noir, en rouge ou en bleu foncé, selon l’arrière-plan. En plus de celles-ci, le blanc neutre est utilisé.




