Le logo Can-Am est plein d’harmonie. La réflexion apportée au design a permis aux motos de la marque de remporter des courses. Les éléments de l’emblème représentent la vitesse et reflètent les différentes périodes d’existence de la marque.
L’histoire de Can-Am a commencé avec Bombardier plutôt qu’avec les motos. En 1942, Joseph-Armand Bombardier fonde L’Auto-Neige Bombardier Limitée à Valcourt, au Québec, après avoir mis au point la motoneige pour le transport hivernal au Canada. Ski-Doo devient le produit phare de l’entreprise, tandis que l’acquisition ultérieure du motoriste autrichien Rotax donne à Bombardier un fournisseur majeur pour ses futures machines.
Au début des années 1970, Bombardier entre sur le marché du motocross en pleine croissance. En 1971, l’ingénieur américain Gary Robinson dirige le développement des motos, et Jeff Smith, double champion du monde de motocross, rejoint l’équipe pour tester les prototypes et mettre sur pied un programme de course. L’équipe travaille dans une grange reconvertie près des pistes d’essai de Bombardier à Valcourt. En 1972, le nom Can-Am apparaît comme une forme abrégée de « Canadian-American », après que Bombardier a acheté les droits du nom à la série de courses Canadian-American Challenge Cup.
La production en série débute en 1973. Les premières motos Can-Am utilisent des moteurs Rotax à deux temps avec distribution par disque rotatif et attirent rapidement l’attention dans les courses tout-terrain. Lors de l’International Six Days Trial, les machines remportent l’or, l’argent et le bronze. En 1974, Can-Am occupe les trois premières places du championnat de motocross AMA 250 cm³ avec Gary Jones, Marty Tripes et Jimmy Ellis, tandis qu’Ellis offre à la marque sa première victoire nationale le 11 août au Delta Motorsport Park, dans l’Ohio.
L’essor ralentit lorsque Bombardier réoriente ses fonds vers les voitures de métro, les autobus et l’aviation. Honda recrute des pilotes clés, et les concurrents japonais progressent rapidement. En 1983, la production de motos est concédée sous licence à Armstrong-CCM Motorcycles, et en 1987, les motos Can-Am disparaissent. Le nom revient par l’intermédiaire de BRP en 1998 avec le VTT Traxter, suivi du Traxter XL en 2000, du DS650 vainqueur du Dakar en 2004, puis du Can-Am Spyder homologué pour la route en 2007.
Signification et histoire
Le logo de la marque est indissociablement lié à la société mère et constitue une continuation organique du logo principal. Les éléments montrent un amour du mouvement, du progrès et de l’attention portée aux détails. La marque et son logo ont été considérés comme valables malgré l’arrêt de la production de motos et une interruption de près de 20 ans. Les propriétaires les ont progressivement utilisés pour un autre type de produit.
L’emblème se compose du nom en lettres minuscules italiques, d’un badge rond et d’une ligne de séparation entre les deux. Le logo a été développé dès la création de la marque.
Qu’est-ce que Can-Am
La marque canadienne de motos et de VTT a été lancée en 1972 par BRP, entreprise spécialisée dans les bateaux et les motoneiges. Depuis 2003, elle appartient à Bain Capital et à la Caisse de dépôt et placement du Québec, ainsi qu’aux fondateurs Bombardier-Beaudoin. Les produits sont vendus dans 100 pays par plus de 4 000 concessionnaires.
Le nom reflète la concurrence entre les marchés américain et canadien. Can désigne le Canada, et Am l’Amérique ; le tiret représentait une confrontation. Les motos étaient fabriquées au Canada et couraient sous l’égide de l’American Motorcyclist Association. Il existait une concurrence constante entre les marques américaines et canadiennes. Une concurrence pour le leadership du marché. De plus, une série de courses populaire dans les années 60 et 70 était connue sous le nom de Can-Am. Sept manches de la série se déroulaient au Canada et quatre aux États-Unis. La série a probablement aussi influencé le choix du nom, car les motos étaient préparées pour le motocross.
Le cercle à droite est le logo de la société mère, Bombardier Recreation Products. Il ressemble à :
- Une roue. Les principaux produits de l’entreprise sont les motoneiges. Le cercle présenté reprend un détail du mécanisme d’entraînement.
- Un bouchon de réservoir de carburant.
- Un disque sur une roue de moto.
La majeure partie de l’intérieur du cercle est occupée par une pièce métallique dentée. La figure ressemble à des chenilles, qui aident les arbres à cames des motoneiges ou des motos à se mouvoir.
Dans le cercle figure l’abréviation BRP, qui signifie Bombardier Recreation Products. Le nom Bombardier est lié au nom de famille des fondateurs.
La ligne de séparation symbolise l’existence de la marque en tant que partie distincte de l’entreprise dont elle est issue. Le placement du logo de la société mère à droite souligne son pouvoir de déterminer l’avenir de Can-Am.
Police et couleurs
Les couleurs principales du logo sont le noir et le blanc.
- Le noir est la couleur dominante de la marque pour les VTT et les tricycles. Il représente le déplacement dans la boue et les terrains impraticables.
- Le blanc est utilisé dans les parties du badge reprises de BRP, suggérant la naissance d’une nouvelle marque à partir de rien. Il rappelle que les principaux développements de la société mère concernaient des véhicules destinés à se déplacer sur la neige. Il indique une mise à jour de Can-Am en 2007.
La police est similaire à House Sans Condensed Black Italic, mais avec un « a » rond transformé. L’absence d’éléments de titre traduit la petite taille du produit. Les VTT sont plus petits que de véritables voitures. L’inclinaison des lettres vers l’avant représente le mouvement, la vitesse et le développement. Elle convient parfaitement à cette marque de transport.

