Bien que la Belgique ne soit pas un leader de l’industrie automobile, elle en a autrefois été l’un des membres fondateurs. Certaines entreprises belges sont entrées sur le marché spécialisé au milieu des années 1850 ; d’autres au début du siècle dernier. Mais les unes comme les autres ont apporté d’énormes contributions à l’industrie automobile mondiale. Certaines existent encore, ravissant les passionnés d’automobiles avec de bons produits européens. Chaque marque possède son propre insigne, qui caractérise parfaitement ses voitures. Nous avons sélectionné 12 marques légendaires et les avons classées par ordre chronologique.
Edran
Cette entreprise est en activité depuis 1984 et propose deux types de voitures équipées de moteurs à 4 et 8 cylindres. Le premier développe une puissance de 150 à 180 ch (selon l’équipement) ; le second atteint 800 ch. Chaque modèle arbore un logo Edran bien reconnaissable : un ovale aux extrémités coupées avec le nom de l’entreprise. Le fond est d’un jaune intense. On y trouve une inscription épaisse et grotesque de couleur graphite, avec des intervalles étroits entre les caractères. Les lettres sont régulières, géométriques et en majuscules. Une fine bande noire entoure l’ellipse sur le bord, rendant l’emblème plus clair et plus expressif.
APAL
Cette entreprise existe encore aujourd’hui, mais le logo APAL est mieux connu en Allemagne, puisqu’elle s’y est installée en 1998. Sa fondation remonte à 1961. La gamme principale comprend des voitures de sport, des SUV et des voitures de course. Pour elles, le constructeur a créé un emblème intéressant, semblable à un compteur de vitesse classique avec une aiguille. Le cadran comporte également un cercle fin et une stèle rappelant un indicateur de vitesse. En outre, on y trouve un large anneau et un cadre complété par un trait étroit. Au centre, le nom de l’entreprise est présenté sous sa forme originale, une abréviation de Application Polyester Armé de Liége. Il est placé sur une bande horizontale qui sert également de barre transversale au premier « A ». La lettre est gracieusement courbée et décorée d’une tige allongée. Les autres glyphes sont bas et larges. La police est en majuscules, sans empattement.
Brossel
Le logo Brossel était traditionnellement rond. Il se composait de deux éléments. Le premier était une étoile dorée sur un fond bleu vif, située au centre même de l’emblème. Le second était une bande noire avec des inscriptions séparées par des vis en forme de croix. Il s’agit des inscriptions « Brossel Freres » (en haut) et « Bruxelles » (en bas). Le texte était composé de glyphes ajourés dans un style professionnel. La bordure extérieure était conçue comme un anneau doré plein. Ce style visuel est rare aujourd’hui, car l’entreprise a cessé d’exister en 1968 (elle avait été fondée en 1912). La raison de son retrait du marché automobile fut l’effondrement du groupe Leyland Motors, auquel elle appartenait. Le constructeur produisait des autobus de tous types et jouissait d’une grande popularité.
Gillette
Le logo de la marque de motos Gillet était rond et unique. Au centre se trouvait un cercle rouge en dégradé avec un nom blanc. Les symboles étaient fins et allongés vers le haut : les plus petits se trouvaient sur les bords, les plus grands au milieu. Ils étaient entourés d’une bande beige doré portant deux inscriptions : « Automobiles » et « Belgium ». Mais le texte n’avait pas une forme arquée classique ; il était horizontal. Tous les glyphes étaient soigneusement séparés par de minuscules tirets et conçus dans un style simple. À droite et à gauche de la section centrale se trouvaient deux flèches en forme de petits triangles noirs. Cette entreprise a existé de 1919 à 1959. Elle était spécialisée dans la production de motos. Sa gamme comprenait également un véhicule à trois roues.
Bovy
Pour le constructeur automobile Bovy, le logo était une forme ovale bleu foncé avec un fin cadre cuivré, confirmant l’appartenance de la marque à l’industrie automobile. Au centre figurait une inscription blanche : le nom de l’entreprise, composé dans une police individuelle en majuscules avec un lettrage fin. Les lettres avaient une caractéristique particulière : leurs lignes semblaient irrégulières et complètement disjointes. Il y avait également deux bandes courbes à l’intérieur, reliant les côtés droit et gauche de l’ovale. Elles séparaient les mots « Automobiles Industriels » et « Bruxelles », écrits en petites lettres grotesques. Un tel insigne était apposé sur des voitures et des camions de faible tonnage de 1902 à 1929. Les derniers modèles de cette marque sont apparus dans les années 50 du XXe siècle et n’ont plus été produits depuis.
Minerva
Le logo Minerva est apparu pour la première fois en 1900, lorsque l’entreprise a commencé à produire des motos et des bicyclettes, qui constituaient l’essentiel de la gamme. Peu à peu, des berlines, des SUV et des crossovers s’y sont ajoutés. Le constructeur a disparu de l’industrie automobile en 1956. Avant cette date, ses produits portaient un insigne au nom de la déesse romaine de l’habileté et de la sagesse. L’emblème se composait d’un cercle rouge, au centre duquel se trouvait une tête féminine grise coiffée d’un casque décoré de petites feuilles et d’un dragon miniature. Une large bande blanche portant le nom de la marque et un fin ornement floral servait de cadre.
Imperia
Cette entreprise belge a été dissoute en 1948 après 40 ans d’existence. Elle était spécialisée dans la production de voitures particulières pour plusieurs marques. Elle possédait son propre terrain d’essai et une voiture du même nom, que Carat-Duchatelet a tenté de relancer en 2008 en ouvrant des précommandes. Cependant, en raison d’une faillite, le projet a été arrêté. Seul le logo Imperia doré et noir a survécu jusqu’à aujourd’hui. C’était un cercle avec une flèche diagonale, sur laquelle figurait une inscription figurative aux lettres arrondies et une vignette « I ». Au-dessus et au-dessous se trouvaient les mots « Automobiles » et « Liege ». Une bordure dorée entourait tous ces éléments. Elle était large.
FN
Au début, cette entreprise ne produisait que des armes, puis elle s’est tournée vers la production de bicyclettes, de motos et de voitures (sportives et haut de gamme). De plus, elle est devenue la marque automobile belge ayant eu la plus longue durée de vie, active de 1899 jusqu’au début des années 1940. Le logo FN reflète cette époque : un fusil à long canon et une pièce de bicyclette avec des pédales dans la section centrale. Ils sont croisés, indiquant leur importance égale pour le fabricant. Sur les côtés droit et gauche se trouvent les abréviations du nom complet de la marque, Fabrique Nationale. « F » et « N » sont composés dans un style gothique : raffiné et élégant, avec des empattements qui se prolongent harmonieusement dans les jambages des lettres. Le fond est un cercle bleu foncé repris dans un anneau argenté.
Nagant
Le logo Nagant, comme le nom de l’entreprise, est encore connu dans le monde entier. Après tout, en plus du transport routier, elle produisait des armes légères, dont le nom est devenu commun. Le mot « revolver » désigne un type de revolver, bien qu’il s’agisse simplement du nom des fondateurs de l’entreprise, les frères Emil et Leon Nagant. Ils ont ouvert leur usine en 1859 et, en 1931, Imperia l’a rachetée et a cessé de fabriquer des voitures. Il s’agissait de voitures particulières classiques du début du XXe siècle, ainsi que de roadsters et de voitures haut de gamme. Sur leur capot figurait un emblème en forme de bouclier à 3 côtés divisé en cinq parties. Chacune d’elles comportait des éléments héraldiques, de sorte que l’emblème faisait écho aux armoiries de la province de Liège. Le bouclier était placé sur un fond de trois bandes courbes. Elles étaient entourées d’une large ligne noire avec les inscriptions « Nagant » (en haut) et « Liege » (en bas). Les inscriptions étaient en lettres capitales.
Excelsior
C’est l’un des précurseurs de l’industrie automobile belge. L’entreprise a commencé ses activités en 1903 et a fermé en 1929. Son orientation principale était les roadsters et autres voitures puissantes. Les voitures de la marque ont même participé à diverses courses de haut niveau. Le logo Excelsior a été conçu pour elles : trapézoïdal, monochrome et conceptuel. Le soleil, qui se levait derrière le nom de la marque, ajoutait une dimension idéologique. Les rayons étaient longs et atteignaient presque le bord supérieur courbé. Certains étaient larges ; d’autres étaient étroits. Des fragments du soleil rayonnant se trouvaient également dans les coins inférieurs de l’emblème. Le fond de l’inscription était une large bande arquée. Les lettres étaient épaisses, avec des empattements travaillés.
Metallurgique
L’emblème Metallurgique a été utilisé de 1898 à 1928, lorsque l’entreprise produisait des voitures particulières de forte puissance. Elle fut également une pionnière de l’industrie automobile belge. Elle a choisi une figure géométrique complexe comme insigne personnel. En haut se trouvait un cercle avec un pentagramme superposé et deux triangles isocèles. Au centre, en grandes lettres, figurait « MM », et en dessous, le nom complet de l’entreprise. Il était composé dans une police capitale sans empattement. Le logo était cuivré avec un dégradé.
Vivinus
Cette entreprise automobile a cessé d’exister en 1912. Apparue en 1890, elle vendait d’abord des voitures de marques allemandes avant de passer au développement indépendant. Le logo Vivinus ressemblait à un sceau : un cercle rouge contenant des informations sur le fabricant. Au centre se trouvaient deux lettres, « A » et « V ». Elles étaient centrées et séparées par quatre lignes miniatures.












