L’aluminium est utilisé dans la construction, le transport et l’emballage, et sa production va de l’extraction du minerai à la fabrication de produits finis. Ce processus comprend la transformation des matières premières, la fusion et la fourniture de matériaux à diverses industries. Le logo Norsk Hydro est associé à une entreprise norvégienne qui opère sur l’ensemble de la chaîne de production de l’aluminium et fournit des produits à l’industrie et à la construction.
Norsk Hydro a été fondée le 2 décembre 1905 par l’ingénieur Sam Eyde, avec le soutien de la famille Wallenberg et de banques françaises. L’entreprise a commencé ses activités en produisant des engrais azotés grâce au procédé Birkeland-Eyde. Cette méthode nécessitait de puissantes centrales hydroélectriques. En 1913, les produits Norgessalpeter étaient exportés vers l’Asie. Dans les années 1920, l’entreprise était devenue l’un des principaux producteurs d’engrais d’Europe.
Dans les années 1930, Norsk Hydro a commencé à produire de l’ammoniac et de l’eau lourde. Après la Seconde Guerre mondiale, l’État en a pris le contrôle, et l’entreprise a commencé à diversifier sa production. À partir de 1951, elle a développé la fabrication de magnésium et de polymères. Des usines ont été ouvertes à Porsgrunn et à Glomfjord. En 1967, la première usine d’aluminium, Karmøy, a commencé ses activités.
À la fin des années 1960, Hydro est entrée dans l’industrie pétrolière et gazière et a commencé à explorer le pétrole et le gaz en mer du Nord. Dans les années 1970 et 1980, l’entreprise a conclu une série d’accords internationaux. Des acquisitions en France, en Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ont renforcé sa position dans les secteurs chimique et métallurgique. En 1986, Hydro a acquis les actifs aluminium d’Ardal og Sunndal Verk et l’usine Alpart en Jamaïque.
Au début des années 1990, la filiale Hydro Aluminum figurait parmi les cinq plus grands producteurs d’aluminium au monde. En 1999, l’entreprise a acquis Saga Petroleum, renforçant ainsi ses activités pétrolières. En 2007, les actifs pétroliers et gaziers ont été fusionnés avec ceux de Statoil. En conséquence, l’entreprise a créé une nouvelle structure, StatoilHydro.
L’entreprise a concentré ses efforts sur la production d’aluminium à faible émission de carbone et sur un partenariat avec Mercedes-Benz. Au deuxième trimestre, l’EBITDA ajusté a atteint 7,79 milliards de couronnes norvégiennes. Un an plus tôt, ce chiffre était de 5,83 milliards. Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires a augmenté pour atteindre 51 milliards de couronnes malgré la baisse des prix mondiaux de l’aluminium. La capitalisation boursière de l’entreprise s’élevait à 13,9 milliards de dollars.
Signification et histoire
Qu’est-ce que Norsk Hydro
Une grande société norvégienne d’Oslo qui occupe une position de premier plan dans l’industrie mondiale de l’aluminium. Ses installations dans 40 pays produisent chaque année environ 6 millions de tonnes d’alumine, 2 millions de tonnes d’aluminium primaire et 1,5 million de tonnes de métal recyclé. Elle a été fondée comme fabricant d’engrais utilisant le procédé Birkeland–Eyde, puis est devenue un conglomérat industriel détenu par l’État. Le cycle complet comprend l’extraction de bauxite au Brésil, la transformation chez Alunorte et la fusion de l’aluminium en Norvège, en Slovaquie, au Qatar, en Australie, au Canada et au Brésil, ainsi que des usines d’extrusion en Europe et dans les Amériques. La division pétrole et gaz a été scindée sous le nom d’Equinor, et la division engrais sous celui de Yara International.
1906 – 1910
Le nom Norsk Hydro préserve le lien entre l’industrie norvégienne et l’énergie hydraulique. Le nom d’origine, Norsk hydro-elektrisk Kvælstofaktieselskab, indiquait le pays, l’utilisation de l’hydroélectricité dans la production et l’industrie de l’azote. « Norsk » signifie « norvégien », « hydro-elektrisk » fait référence à l’hydroélectricité, et l’ancien mot « kvælstof » signifie azote. Le nom complet se traduit par « Société anonyme norvégienne d’azote hydroélectrique ». Dans l’usage courant, il a été abrégé en Norsk Hydro ou Hydro.
L’entreprise a été fondée le 2 décembre 1905 à Kristiania (aujourd’hui Oslo). Ses premiers produits étaient des engrais azotés. L’ingénieur Sam Eyde et le physicien Kristian Birkeland ont développé une méthode de fixation de l’azote de l’air à l’aide d’un arc électrique. Le procédé nécessitait de grandes quantités d’électricité, si bien que la construction d’usines allait de pair avec l’aménagement des chutes d’eau norvégiennes pour la production d’énergie. La famille bancaire suédoise Wallenberg et la Banque Paribas française ont financé le projet. Norsk Hydro s’est ensuite concentrée sur l’aluminium et l’énergie.
Plutôt que d’afficher le nom complet de l’entreprise, son premier emblème illustrait la technologie de production et la finalité de ses produits. Au centre du dessin en noir et blanc se trouvait une représentation schématique d’un four électrique. Un triangle équilatéral pointait vers le bas, renfermant un cercle avec un point noir en son centre. Des lignes reliaient le cercle aux trois angles du triangle. Le four représentait la production industrielle de composés azotés.
Trois monogrammes combinant « B » et « E », les initiales de Birkeland et Eyde, entouraient le four. L’un apparaissait en dessous, tandis que les deux autres se trouvaient de chaque côté, légèrement inclinés vers l’extérieur. Les lettres entrelacées formaient trois lignes verticales reliées par des courbes semi-circulaires. Un trait en forme de croix apparaissait sur la ligne centrale plus courte. Entre les monogrammes se trouvaient trois groupes d’épis de blé, trois dans chaque groupe, pour un total de neuf. Les tiges et les grains étaient orientés dans différentes directions. Les initiales répétées et les épis de blé créaient un ornement presque symétrique. Les initiales identifiaient les inventeurs de la technologie, tandis que le blé reliait l’engrais à l’agriculture.
1910 – 1913
En 1910, Norsk Hydro a remplacé dans son emblème le four électrique et l’ornement de blé par un navire viking. L’artiste norvégien Thorolf Holmboe a créé la scène maritime. Réalisé en noir et gris, le dessin était placé à l’intérieur d’un médaillon ovale. Des hachures détaillées sur la voile, la coque et l’eau lui donnaient l’apparence d’une illustration tirée d’un livre.
Holmboe a représenté un drakkar viking avec une proue et une poupe hautes. Leurs extrémités incurvées prenaient la forme de têtes de dragon, et un bord épais soulignait la coque. Des boucliers bordaient le flanc. Un mât élancé s’élevait au-dessus du navire, surmonté d’un petit drapeau pointant vers la droite. Une grande voile rectangulaire occupait le centre de l’ovale. Des bandes verticales de hachures rendaient la texture du tissu, tandis que les zones claires et sombres définissaient son volume et ses plis. Le gréement ajoutait des détails au navire. Sous la voile, deux rangées de conteneurs cylindriques se tenaient sur le pont comme cargaison.
Des vagues entouraient la coque, avec de l’écume et des éclaboussures au premier plan. Derrière le navire, une ligne de rivage plate marquait l’horizon, avec des oiseaux planant au-dessus. Le navire, l’eau et la rive lointaine s’inscrivaient tous dans le cadre ovale.
1913 – 1972
La toile grossière des sacs d’engrais a incité Norsk Hydro à revoir son emblème de navire. Les lignes fines disparaissaient lorsque l’image détaillée était imprimée sur les sacs, si bien que le navire a été simplifié en 1913. De grandes zones noires et des espaces blancs ont remplacé la plupart des hachures délicates. La scène maritime est restée, mais les contours de la voile et de la coque sont devenus la base de l’image.
À l’intérieur du cadre ovale noir, le drakkar conservait sa coque allongée, avec une proue et une poupe hautes décorées de têtes de dragon. Des rangées de boucliers ronds aux contours alternés couraient le long de ses flancs. Des rameurs étaient assis en ligne entre les zones noires du dessin. Au-dessus d’eux s’élevait un mât portant une grande voile courbée gonflée par le vent. Des bandes verticales noires et blanches divisaient sa surface, et le gréement la reliait à la coque. Un drapeau au sommet du mât pointait vers la gauche.
Des bandes ondulées noires et blanches alternées remplissaient la partie inférieure de l’ovale. La partie supérieure restait plus claire. Un seul oiseau stylisé apparaissait au-dessus de l’horizon. Les détails maritimes demeuraient, mais les silhouettes remplaçaient largement les hachures.
D’autres entreprises ont également utilisé le navire. Hydro a défendu à plusieurs reprises l’emblème devant les tribunaux et envoyé des mises en demeure pour atteinte à ses droits. Le dessin variait aussi au sein de l’entreprise. Une étude menée à la fin des années 1950 a recensé 20 versions du navire utilisées dans des activités menées dans différents pays. Les adaptations locales avaient donné à la marque commune une apparence incohérente.
1972 – 1982
L’emblème du navire de Norsk Hydro a été redessiné en 1972. Leif Frimann Anisdahl a remplacé la scène maritime par une silhouette construite à partir de quelques grandes formes. Le cadre ovale, les vagues, les oiseaux, les personnages et le gréement ont été supprimés. Anisdahl travaillait chez Anisdahl/Christensen, l’agence de design qu’il avait fondée avec Carl T. Christensen.
La coque du drakkar est devenue une forme pleine, avec une proue et une poupe relevées. Leurs courtes extrémités rectangulaires se courbaient vers l’extérieur et se terminaient par des coupes obliques. Quatre grands boucliers ronds apparaissaient à intervalles réguliers le long du flanc. Dans la version en noir et blanc, les centres blancs des boucliers se détachaient sur la coque sombre.
Trois bandes courbes allongées au-dessus du navire représentaient la voile. Identiques par leur forme et leur taille, elles se courbaient vers la gauche, suggérant un tissu gonflé par le vent. Les bandes étaient séparées les unes des autres et du mât. Les espaces entre elles suivaient les mêmes courbes. Même après la suppression des détails antérieurs, la coque, les boucliers et la voile continuaient d’évoquer un navire viking.
La version originale utilisait le vert et le noir. En 1975, le bleu et le blanc ont remplacé ces couleurs.
1982 – 2003
En 1982, le nom Hydro est devenu partie intégrante du logo au navire, reliant directement l’emblème au nom de l’entreprise. Un drakkar blanc occupait la moitié supérieure d’un carré bleu, avec « HYDRO » en dessous. Le symbole et le lettrage partageaient désormais un même champ coloré.
La coque conservait sa forme horizontale allongée, sa proue et sa poupe relevées, ainsi que ses extrémités nettement tournées vers l’extérieur. Quatre boucliers ronds apparaissaient à intervalles réguliers le long du flanc. L’inversion des couleurs modifiait leur apparence. Là où des ouvertures blanches se détachaient auparavant dans une coque noire, des cercles bleus apparaissaient désormais dans une silhouette blanche. Au-dessus du navire, trois bandes de voile identiques et allongées s’incurvaient vers la gauche. Des espaces les séparaient de la coque. Le dessin se limitait à la coque, aux boucliers et à la voile.
« HYDRO » apparaissait en blanc, composé en capitales sans empattement, grasses, à trait uniforme et à espacement serré. Le lettrage ressemblait à Futura Bold ou Gill Sans Heavy. Le nom occupait la partie inférieure du carré, avec un espace vide entre lui et le navire.
2003 – 2018
La séparation prévue de ses activités d’engrais a incité Hydro à repenser son identité. L’entreprise avait acquis le producteur d’aluminium VAW et se préparait à exploiter Hydro Agri en dehors du groupe. La nouvelle identité était destinée aux activités restantes dans le pétrole et le gaz, l’énergie et l’aluminium. Gene Grossman, de l’agence américaine Siegel & Gale, a conçu le logo. L’entreprise l’a dévoilé le 11 décembre 2003, lors de la journée annuelle Capital Markets Day à Oslo, et il est devenu l’emblème officiel de l’entreprise au début de 2004.
Grossman a conservé le motif antérieur du navire et de la voile et l’a inscrit dans un cercle bleu. La coque et les boucliers ont été supprimés. À l’intérieur du cercle, trois formes verticales blanches s’incurvaient vers la gauche, évoquant des voiles gonflées par le vent. Similaires par leur contour et régulièrement espacées, elles s’élargissaient de gauche à droite. Une courte ligne horizontale blanche placée en dessous suggérait une coque simplifiée ou la surface de l’eau. Le cercle représentait la portée internationale de Hydro.
Le nom a été déplacé sous l’emblème, remplaçant l’ancienne disposition d’un navire blanc et d’un lettrage à l’intérieur d’un carré bleu. « HYDRO » était composé en capitales sans empattement étroites et allongées. Une couleur gris-beige distinguait le lettrage du symbole bleu, et l’espacement des lettres était accru. Le nom s’étendait horizontalement, avec des lettres droites rappelant Univers ou DIN.
L’emblème du navire est resté associé à la production d’engrais. En 2004, Hydro Agri a été scindée pour devenir Yara International. La nouvelle entreprise a conservé un motif de navire retravaillé pour ses produits agricoles et a remplacé Hydro par Yara. Après la scission, les entreprises ont utilisé des logos différents, mais les voiles sont restées un motif commun dans les identités de Hydro et de Yara.
2018 – Aujourd’hui
L’acquisition de Sapa par Hydro en 2017 a ajouté de nouvelles activités et plus de 20 000 employés. Le groupe élargi avait besoin d’une identité commune pour unir ses activités internationales. Le cabinet d’architecture et de design Snøhetta, présent à Oslo et à New York, a été chargé de diriger le processus. Le développement a duré environ un an. Plus de 100 représentants de Hydro, des dirigeants aux spécialistes de la production, ont participé à des discussions à Oslo, Innsbruck et New York. Parmi les 12 directions développées, « Unite » est devenue la base du projet. L’identité a été dévoilée publiquement en septembre 2018 et lancée le 2 octobre.
La voile du navire est restée, mais son dessin a changé. Au lieu d’un champ bleu uni, l’emblème utilisait quatre bandes courbes parallèles d’épaisseur égale, bombées vers l’extérieur à droite. Des lignes horizontales reliaient leurs extrémités supérieures et inférieures. À gauche, le contour se courbait vers l’intérieur pour former une courbure ouverte, tandis que les arcs à droite créaient un bord extérieur arrondi. Les extrémités des bandes et leurs jonctions étaient doucement arrondies.
Le cercle est devenu le fondement de la construction de l’identité. Snøhetta a relié les formes arrondies au fait de rassembler les personnes et aux billettes cylindriques en aluminium. La production d’alliages se rattachait également à l’idée de « Unite », puisque l’aluminium est combiné à d’autres métaux. La géométrie du motif de voile hérité reflétait le travail industriel du groupe.
« HYDRO » est devenu « Hydro ». Le « H » initial est resté en majuscule, suivi de lettres minuscules sans empattement. Le lettrage était plus large que les capitales étroites précédentes. Dans la version principale, la voile se trouve au-dessus du nom ; dans la version horizontale, les deux apparaissent côte à côte. Le symbole et le texte utilisent tous deux le même bleu foncé.
Le logo a été fourni en versions bleu foncé, aluminium, blanche et noire. En impression, la version aluminium peut utiliser l’encre métallique Pantone 877 ou une feuille argentée mate. Dans le système de couleurs de l’entreprise, le gris faisait référence à l’aluminium, le rouge à la bauxite, et les nuances de bleu à l’eau et à l’hydroélectricité.
Une version distincte à grande échelle, appelée « The Sail », utilisait des épaisseurs de bandes différentes, adaptées à l’agrandissement. Accompagnée du nom Hydro, elle apparaissait sur les supports imprimés et autres surfaces de marque. Une version verticale séparée du logo incluait la signature « Industries that matter. ». Elle était placée sous le nom dans une position fixe par rapport au lettrage et à la voile.








